#Lecture #Polar Papillon de nuit R.J. Ellory

41qrcaczuml-_sx210_Avis mitigé partagé sur ce polar. Il y a ce héros, dans le couloir de la mort aux Etats Unis et qui au fil du récit de sa vie va tracer le fil de l’histoire de l’Amérique, du racisme ambiant, des événements historiques tels que la guerre du Vietnam, assassinat de Kennedy, mai 68 et les mœurs qui s’agitent, …

Il y a ce meurtre fil conducteur de l’histoire, mais qui ne m’a pas pris aux tripes. Et une fin un peu trop « convenue » à mon sens. Il y a une écriture longue à se mettre en place.

Il m’aura fallu plus de 190 pages pour enfin me mettre dans l’histoire. Je ne dirais pas que c’est un mauvais roman, car tous les ressorts du polar sont là mais personnellement je ne me suis pas laissée emportée par ce personnage que j’ai trouvé fort ennuyeux, peu volontariste, un suiveur, qui malgré tout ce qu’il dira me semble coupable de beaucoup de choses.

Un roman sympathique mais qui ne m’a pas bouleversé, emporté, polarisé.

Résumé

Après l’assassinat de John Kennedy, tout a changé aux États-Unis. La société est devenue plus violente, la musique plus forte, les drogues plus puissantes que jamais. L’Amérique a compris qu’il n’y avait plus un chef, un leader du pouvoir exécutif, mais une puissance invisible. Et si celle-ci pouvait éliminer leur président en plein jour, c’est qu’elle avait tous les pouvoirs.

C’est dans cette Amérique en crise que Daniel Ford a grandi. Et c’est là, en Caroline du Sud, qu’il a été accusé d’avoir tué Nathan Vernet, son meilleur ami.

Nous sommes maintenant en 1982 et Daniel est dans le couloir de la mort. Quelques heures avant son exécution, un prêtre vient recueillir ses dernières confessions. Bien vite, il apparaît que les choses sont loin d’être aussi simples qu’elles en ont l’air. Et que la politique et l’histoire des sixties ne sont pas qu’une simple toile de fond dans la vie de Daniel, peut-être lui aussi victime de la folie de son temps.

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Les passeurs de livres époustouflante histoire des contrebandiers culturels #Syrie

crédit image @Ernest Mag

Aujourd’hui je voudrais vous parler de ce magnifique livre : Les Passeurs de livres de Delphine Minoui. Le pitch : l’histoire d’une bibliothèque clandestine en pleine guerre de Syrie à Daraya.

J’avais entendu un reportage sur France Inter, et j’avais un peu peur de tomber dans un livre d’intello comme souvent quand j’achète un livre suite à une chronique sur cette radio. J’ai donc mis de côté ma volonté de « zéro achat de livre 100% bibliothèque » et je ne suis pas déçue.

À Daraya, au sud de Damas en Syrie, un groupe de jeunes a créé une bibliothèque, dans une cave, pour sauver les livres de cette ville tenue par des groupes islamistes locaux et assiégée depuis trois ans par l’armée de Bashar al-Assad. La journaliste va entamer une relation à distance avec ses jeunes, suivre leur quotidien et vice versa. Elle nous offre une vraie réflexion sur la réalité de la Syrie. On est ému même si l’écriture est assez factuelle et ne tombe pas dans le pathos.

A ceux qui aiment les livres, ce documentaire est à lire sans hésiter pour y trouver la littérature et la culture comme symbole de liberté, de résistance. A ceux qui veulent comprendre la réalité et sortir des reportages pré-maché de TF1 ou France 2, c’est également là qui vous serez plongé dans la réalité de la famine, de la détresse, de l’absurdité de l’aide humanitaire, …

A ceux qui s’intéressent aux réseaux sociaux c’est aussi un moyen de comprendre les bienfaits des skype, whatsapp, et des réseaux sociaux dans le « passage des livres »

Ce documentaire est le témoin du pire et du meilleur de l’humanité avec une écriture facile, presque trop au regard des faits.

Continuer de vivre, prendre le temps de fouiller les décombres, de suivre des cours en ligne, de tout faire pour restituer ces livres trouvés, s’improvisent enseignants pour apprendre à lire aux autres, se passionnent pour Amélie Poulain ou les livres de développement personnel,  tous deviennent des contrebandiers culturels.  Incroyables !!

Ils se confient sur leurs tentations d’aller vers le djiad, ils se confient sur la détresse et la difficulté face à une aide humanitaire limitée, face à des nations internationales qui restent impuissantes et inactives même devant des faits interdits ( usage de gaz notamment) ils s’inquiètent au moment du Bataclan ou des attentats en Turquie, comprenant plus que quiconque les dégâts.  Un roman à plusieurs voix où le style ne compte pas et qui redonne foie dans l’humain, quoique quand on découvre l’issue on s’interroge.

Merci pour cette leçon de vie !!
A lire absolument.

#Lecture No Home – Saga familiale sur fond d’Histoire

Faut absolument que je vous parle de ce livre que je viens de finir. No Home. Au fil des générations on découvre le destin de 2 lignées. D’un côté celle d’Effia, mariée de force à un mercenaire anglais mais qui reste en Afrique et de l’autre Esi, vendue en esclave en Amérique. Et avec leurs descendances, on se retrouve transportée dans une saga familiale, mais aussi dans un tableau historique et social des « noirs » du Fugitive Slave act à la discrimination en passant par les mines de charbon ou le Jazz.

A chaque chapitre une génération, un peu comme des nouvelles où on les voit héritiers, passeurs, esclaves, émancipés, métisses, déracinés, … on plonge avec finesse dans la modernité avec ces 8 générations, découvrant également les pires moments de l’Histoire de l’esclavage, de la ségrégation, de la discrimination où les métisses (ni blancs ni noirs) ne sont pas beaucoup mieux lotis que leurs ancêtres. Et on ne tombe pas dans les clichés du « méchant blanc esclavagiste » comme on a pu lire ailleurs.

Un seul regret peut être, la difficulté à s’attacher aux personnages que l’on quitte aussi vite qu’on les a rencontré au bout d’un chapitre ou deux.

Une mosaïque colorée, émotive, structurée où l’ellipse temporelle ne se fait que très peu ressentir tant elle est bien maniée. A lire si ce n’est pas déjà fait !

Résumé

Un voyage époustouflant dans trois siècles d’histoire
du peuple africain.

Maama, esclave Ashanti, s’enfuit de la maison de ses maîtres Fantis durant un incendie, laissant derrière elle son bébé, Effia. Plus tard, elle épouse un Ashanti, et donne naissance à une autre fille, Esi. Ainsi commence l’histoire de ces deux demi-sœurs, Effia et Esi, nées dans deux villages du Ghana à l’époque du commerce triangulaire au XVIIIe siècle. Effia épouse un Anglais et mène une existence confortable dans le fort de Cape Coast, sans savoir que Esi, qu’elle n’a jamais connue, est emprisonnée dans les cachots du fort, vendue avec des centaines d’autres victimes d’un commerce d’esclaves florissant avant d’être expédiée en Amérique où ses enfants et petits-enfants seront eux aussi esclaves. Grâce à un collier transmis de génération en génération, l’histoire se tisse d’un chapitre à l’autre : un fil suit les descendants d’Effia au Ghana à travers les siècles, l’autre suit Esi et ses enfants en Amérique.

En Afrique comme en Amérique, No Home saisit et traduit, avec une étonnante immédiateté, combien la mémoire de la captivité est restée inscrite dans l’âme d’une nation. Navigant avec talent entre histoire et fiction, nuit et lumière, avec une plume qui varie d’un continent à l’autre, d’une société à une autre, d’une génération à la suivante, Yaa Gyasi écrit le destin de l’individu pris dans les mouvements destructeurs du temps, offrant une galerie de personnages aux fortes personnalités dont les vies ont été façonnées par la loi du destin.

#Lecture Le lecteur de cadavres

Antonio Garrido nous plonge dans la Chine Impériale et sur les rangs de la bibliothèque je me suis laissée tentée.

Le travail de documentation est juste exceptionnel !

Et le jeune Ci Song ne paye pas de mine. Alors quand le destin s’acharne contre lui (mort des parents,incendie de sa maison, arrestation de son frère, petite soeur malade, …) on ne peut que saluer son courage. C’est finalement son talent et son flair qui lui permettra de devenir fossoyeur et d’être missionné par l’empereur. Un roman d’apprentissage qui se construit sur les péripéties de notre héros.

«Iris Bleu m’a dit que Feng connaissait d’innombrables façons de mourir. Et il se peut que ce soit vrai. Peut-être existe-t-il vraiment d’infinies façons de mourir. Mais ce dont je suis sûr, c’est qu’il n’y a qu’une façon de vivre.»

Si vous voulez plonger dans une autre époque, un autre temps c’est une bonne lecture. Il ne faut pas avoir peur du pavé !

Résumé

Inspiré d’un personnage réel, Le lecteur de cadavres nous plonge dans la Chine Impériale du XIIIe siècle et nous relate l’extraordinaire histoire de Ci Song, un jeune garçon d’origine modeste sur lequel le destin semble s’acharner. Après la mort de ses parents, l’incendie de sa maison et l’arrestation de son frère, il est contraint de fuir son village avec sa petite sœur malade.

Ci se retrouve dans les quartiers populaires de Lin’an, la capitale de l’Empire. où la vie ne vaut pas grand-chose. Il devient un des meilleurs fossoyeurs des « champs de la mort », puis, grâce à son formidable talent pour expliquer les causes d’un décès, il est accepté à la prestigieuse Académie Ming.

L’écho de ses exploits parvient aux oreilles de l’Empereur. Celui-ci le convoque pour enquêter sur une série d’assassinats qui menacent la paix impériale. S’il réussit, il entrera au sein du Conseil du Châtiment, s’il échoue : c’est la mort.

C’est ainsi que Ci Song, le lecteur de cadavres, devint le premier médecin légiste de tous les temps.

#Lecture L’insouciance, ou comment se reconstruire après un traumatisme dans notre société

Entre fiction et réalité, la jaquette du roman de Karine Tuil m’avait intrigué et séduite. Et je ne fut pas déçue. On va suivre le parcours de vie de 4 personnages bien différents : un homme d’affaires richissime emprunts à des scandales, sa femme journaliste de guerre qui s’amourache de Romain, soldat qui vit mal son retour d’Afghanistan, et Osman, fils d’immigré ivoirien qui va gravir les échelons de l’Etat en dépit d’une société où racisme et préjugés sont omniprésents.

Karine Tuil dresse le portrait romancé d’une société violente, aux crispations identitaires fortes. Une insouciance perdue ?

Que deviennent nos militaires ? Doit on être blanc pour gravir les échelons de l’Etat ? Faut il cacher son judaïsme pour réussir face à un antisémitisme encore présent ? Quel chemin pour la radicalisation dans les cités ? En saisissant des instants la romancière parvient à nous emmener dans la vie de ses 4 héros. Et comme seul échappatoire le désir violent, la sexualité transgressive comme un exutoire plus fort que tout.

Une citation

«On est assigné à ses origines quoi qu’on fasse. Essaye de sortir de ce schéma-là et on dira de toi que tu renies ce que tu es ; assume-le et on te reprochera ta grégarité.»

Pourquoi choisir ce livre?

  • Parce que l’intrigue s’installe tranquillement mais sans longueur et que le liens improbables entre ces personnages apparaît au fil des pages
  • Parce que ce roman est plus que jamais ancrée dans nos réalités sociales (identitaire,scandale de la femme chaise, Irak, un conseiller politique noir, …)

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Résumé :

De retour d’Afghanistan où il a perdu plusieurs de ses hommes, le lieutenant Romain Roller est dévasté. Au cours du séjour de décompression organisé par l’armée à Chypre, il a une liaison avec la jeune journaliste et écrivain Marion Decker. Dès le lendemain, il apprend qu’elle est mariée à François Vély, un charismatique entrepreneur franco-américain, fils d’un ancien ministre et résistant juif. En France, Marion et Romain se revoient et vivent en secret une grande passion amoureuse. Mais François est accusé de racisme après avoir posé pour un magazine, assis sur une œuvre d’art représentant une femme noire. À la veille d’une importante fusion avec une société américaine, son empire est menacé. Un ami d’enfance de Romain, Osman Diboula, fils d’immigrés ivoiriens devenu au lendemain des émeutes de 2005 une personnalité politique montante, prend alors publiquement la défense de l’homme d’affaires, entraînant malgré lui tous les protagonistes dans une épopée puissante qui révèle la violence du monde.

#Lecture Entre ciel et Lou

Un premier poche pour commencer ces 10 jours de vacances et un roman chorale attendrissant, positif, où une famille cabossée tente de se reconstruire après le décès de leur pilier commun à tous : Lou, la grand mère. Un autre personnage de taille est l’île de Groix. On respire l’iode, on s’emmitoufle avec les personnages, on fait la traversée avec eux. Entre fêlures de personnages, les conflits de familles, les petits bonheurs simples, découvertes de deux « demi sœurs » qui apprennent à s’aimer, comment savoir si on est heureux, si nos proches sont heureux, comment les rendre heureux. Un concentré d’émotions qui reste néanmoins léger, agréable, émouvant, Un joli livre sur la vie et sur la mort, plein d’humanité.

Une jolie lecture.

Résumé

Jo vient de perdre l’amour de sa vie, son souffle, son rire et son appétit : Lou. Il est désormais seul sur l’île de Groix, leur île, celle qu’il a choisie et qu’elle a épousée en même temps que lui. Lors de ses funérailles, entouré de ses enfants, Cyrian et Sarah, avec qui il nourrit des rapports distendus, le notaire lit le testament. Jusqu’à cette annonce fracassante : Jo l’a trahie. Stupeur ! Ce dernier comprend que Lou, mère dévouée et épouse amoureuse, n’a pas dit son dernier mot et lui lance un ultime défi. Son  » piroche  » aura deux mois pour renouer avec Cyrian et Sarah, et surtout, les rendre heureux. Mais entre une belle-fille acariâtre et jalouse, un fils sur la défensive, une petite-fille en mal de père et une fille cabossée par l’amour, Jo a du pain sur la planche… Haut les cœurs ! Chaque famille a son lot de secrets, de colères tues et de sourires entendus. Lou, Jo et leurs enfants ne dérogent pas à la règle. Mais est-il jamais trop tard pour se retrouver et rattraper le temps perdu ?

#Lecture Mémoire fantôme F. Thilliez

Un petit poche sans prétentions qui propose une histoire bien documentée sur les affres de la mémoire et l’histoire des mathématiques. C’est mon 2ème de Franck Thilliez, a priori une valeur sûre du polar.  Et je fais le même constat : c’est lent. Je n’ai vraiment été accrochée qu’à la seconde grosse moitié du livre quand l’action se met en place. Certe on va s’attacher à Manon et presque la prendre en pitié, mais clairement je ne voyais pas où ils voulaient en venir tous. En tant que lectrice je ne me suis pas sentie prise au jeu de l’enquête, certes j’ai trouvé l’environnement lugubre, mais sans plus. Une seule scène m’a vraiment heurtée c’est celle du viol en tout cas du contexte dans lequel cela se produit. Pour le reste je dirais une lecture sympathique mais sans plus. D’autant plus que je trouve l’épilogue complètement tiré par les cheveux.

Résumé

Quatre minutes. C’est le temps d’un souvenir pour Manon. Après, tout s’efface. Puis recommence. Pour quatre minutes.
Dans ces conditions, pas facile pour Lucie Hennebelle, lieutenant à la brigade criminelle de Lille, de trouver par qui la jeune femme vient d’être agressée. Et de comprendre la signification des mots gravés au creux de sa paume : « Pr de retour. »
S’agit-il du Professeur, ce tueur en série qui a sévi quatre ans plus tôt dans la France entière, semblant obéir à quelque sordide logique mathématique ?
Lucie le pressent, la clé de cette affaire jamais résolue réside dans la mémoire fragmentée de Manon. Une mémoire à laquelle plus personne n’a accès, pas même l’intéressée…

#Lecture Lexi Smart a la mémoire qui flanche

Le roman d’été par excellence ! Un peu trouvé au hasard à l’abri livres de Vern sur Seiche (bibliothèque de rue). Léger, divertissant, avec une héroïne attachante. On ressent bien sa souffrance, ses interrogations, et le tout avec un peu d’humour.

En toile de fond on questionne aussi le conflit des classes sociales, et surtout l’attrait du pouvoir et de l’argent, jusqu’où on est capable d’aller pour arriver à ses fins, et les changements que cela implique notamment sur la relation aux autres. L’ambition oui, mais avec quels sacrifices ?

Une chick-litt qui répond aux objectifs : nous absorber avec un style dynamique. Ce n’est pas le romain du siècle mais voilà c’est sympa, pas prise de tête et captivant tout au long des nuits chaudes.

Et vous l’été pour vous détendre vous lisez quoi ?

Résumé

Lexi Smart est une fille plutôt normale : vingt-cinq ans, un boulot assez assommant, les dents pas très alignées, le cheveu désespérément terne, quelques kilos en trop, un appart minuscule, un fiancé un peu nul et très fauché et trois super copines avec qui elle fait la fête le vendredi soir.

Un beau matin, Lexi se réveille dans une chambre d’hôpital avec un sourire parfait, une cascade de boucles blondes, une silhouette de sirène, un beau gosse de mari richissime… et une amnésie partielle due à un accident de voiture : trois ans de sa vie viennent de s’effacer, Lexi ne se souvient de rien.

Qui est cette snobinarde qui prétend être sa meilleure amie ? Depuis quand Lexi vit-elle dans un loft luxueux ? Qu’a-t-elle fait à ses collègues pour qu’ils la surnomment le Cobra ? Et qui est ce mystérieux architecte qui la harcèle de messages ?

Pour comprendre comment elle est passée de fille toute simple à garce carriériste, Lexi va devoir fouiller cette parenthèse de trois ans. Et ce qu’elle va y découvrir pourrait bien lui donner quelques leçons pour l’avenir…

#Lecture Une passion indienne, Javier Moro. La métamorphose des Indes Britanniques

Un soir, plus rien à lire, c’est la catastrophe. Je prends alors la direction de l’abri-livres, la bibliothèque de rue de Vern sur Seiche en espérant y trouver mon bonheur. Je suis un peu déçue car les ouvrages proposés sont dirons-nous pas de la première jeunesse, dans un état limite. Où sont les ouvrages récents que j’avais moi-même déposé ? Mais après quelques minutes je tombe sur un exemplaire fatigué d’une passion indienne de Javier Moro. Je l’emporte donc avec moi.

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Résumé

1908 : la superbe danseuse andalouse Anita Delgado épouse le maharajah de Kapurthala.
1925 : la « cinquième épouse » se sépare de son mari et quitte l’Inde. Entre ces deux dates, Anita aura vécu une passion tumultueuse à l’origine d’un des plus grands scandales de l’Empire britannique. Une plongée étourdissante dans les fastes d’un monde emporté par l’Histoire, entre conte de fées moderne et roman vrai d’une femme libre.

 

Et alors ?

Je ne suis pas très étonnée par la précision de cette plongée dans les Indes du 19ème et début du 20ème siècle proposé par Javier Moro, que je connaissais pour sa co-écriture avec Dominique Lapierre.

Sur toile de fond d’une histoire d’amour et de pouvoir il nous raconte les Indes, indes des Maharajahs, indes des colons anglais, indes de l’excentricités, faste extravagant d’un monde aujourd’hui disparu. Les aller-retours avec Paris ou l’Espagne ne sont pas sans rappeler le conflit « orient – occident », Et on voit bien que malgré une éducation occidentale, dans une pension anglaise, entouré de nurses françaises ou anglaises, le poids des traditions est encore phénoménale. Et d’apprendre en fin d’ouvrage par le biais de photos que l’histoire est tirée de faits réels rend tout ceci encore plus savoureux.

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n récit détaillé, ou mœurs, parfums, ambiance, climat, relations familiales, mondaines ou politiques sont passées au crible et pour qui est fasciné par ce pays (c’est mon cas) rend la lecture agréable et passionnante. On voit l’Inde moderne se dessiner doucement, les Maharajahs devenir des faire-valoirs, les colons anglais omniprésents, une Espagnole qui tire parti des derniers fastes d’un palais qui se meurent, le tout construit autour d’une épopée amoureuse et l’un des scandales majeurs des Indes Britanniques. Colorée,  vif, détaillé, digne d’Hollywood.

 

 

 

#Lecture Le temps est assassin

Ce roman de Michel Bussi était depuis très longtemps dans ma liste « à lire » et j’ai bien fait car je l’ai dévoré en moins d’une semaine ! On alterne entre l’été 89 et l’été 2017, présent et passé se jouent de nous en nous envoyant des indices, de fausses pistes, et nous tient en haleine. Personnellement je n’ai pas vue le dénouement venir.

L’écriture est facile, les personnages attachants, sous couvert de drame familiale on retrouve une corse « clichée » mais une corse peut être authentique dans notre imaginaire.

Emotions, espoirs d’adolescente, deuil difficilement réalisable, une famille qui éclate, les relations père-fille en filigrane, un peu de romantisme, et suspens, la recette est bonne est je vous conseille ce livre sans hésiter.

Résumé

Eté 1989
La Corse, presqu’île de la Revellata, entre mer et montagne.
Une route en corniche, un ravin de vingt mètres, une voiture qui roule trop vite… et bascule dans le vide.
Une seule survivante : Clotilde, quinze ans. Ses parents et son frère sont morts sous ses yeux.
Eté 2016
Clotilde revient pour la première fois sur les lieux de l’accident, avec son mari et sa fille ado, en vacances, pour exorciser le passé.
A l’endroit même où elle a passé son dernier été avec ses parents, elle reçoit une lettre.
Une lettre signée de sa mère.
Vivante ?