Liste de lecture d’été, voir d’automne

Sur ce premier semestre 2018 j’ai été assez éclectique dans mes lectures, me laissant guidée par les recommandations d’amis ou de proches, étant plus ou moins séduite, je suis passée de la lecture de roman, de la chick litt, à des ouvrages de développement personnel. J’ai descendu ma liste et des livres s’y sont ajoutés au fur et à mesure. Il est donc grand temps de m’attaquer à ma liste de cet été, voir de cet automne vu sa longueur.

J’alterne les styles, je ne m’interdis rien, je lis au grès de mes envies mais aussi au grès des conseils glanés à droite gauche que ce soit en discutant avec des amis ou à la radio ou dans des magazines. Aucuns interdits ce n’est pas complètement vrai : je m’interdis l’achat compulsif qui amène à avoir une pile insurmontable de livre dans une étagère ! Je n’achète pas tant que je n’ai pas fini le précédent.

Roman

  • Les Terranautes, T C Boyle
  • Journal intime d’un touriste du bonheur
  • L’année du flamand rose
  • Entrée dans la danse
  • Sharko
  • L’innocence des boureaux
  • Moi, Joe Kennedy

Retour sur les classiques

  • Lettres à Lucilius – Sénèque

Développement personnel / apprentissage /  société

  • Accords Toltèques
  • L’obstacle est le chemin
  • Le pouvoir des imaginaires, 1001 initiatives pour révolutionner la consommation
  • De notre envoyé spécial

Autobiographie

  • au cœur des extrêmes

Je suis sûre que je ne me limiterais pas à cette liste, et résister à l’achat d’un livre c’est toujours difficile. On verra sur l’instant.

 

Et toi ? tu cumules aussi une liste de livres à lire ?

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#Lecture La dame de Sauve, plongée dans un roman historique en Aquitaine

Avec ce livre je clôture la liste de lecture de mes amis. Mais si souvenez-vous… En Janvier j’ai fais un appel sur mes réseaux demandant à ceux qui le souhaitaient de me soumettre une lecture. Je m’engageais à lire les 6 premières suggestions. C’est chose faite avec La Dame de Sauve.

La Dame de Sauve est un roman historique qui tire ses origines en Aquitaine. J’ai lu le premier tome donc (sur 6 ou 7 je crois), premier tome qui nous transporte au temps des croisades sur une période de 1075 à 1125.

Le chevalier Philippe des Aygues, ami intime du duc d’Aquitaine Guillaume IX, est contraint de partir en 1098 pour la croisade qui va délivrer Jérusalem des infidèles. C’est là-bas qu’il bâtira sa vie.

En 1125, Philippe retrouve ses terres aquitaines. Sa fille Brunissende, médecin formée aux écoles d’Avicenne et de Rhazes, est immédiatement confrontée aux moines de l’abbaye de La Sauve.

Farouche et déterminée, elle tient tête aux religieux. Une réalité inquiétante et dangereuse se dessine très vite… «En mon for intérieur, tandis que nous remontions la longue rue de l’abbaye, je me jurai de ne jamais décevoir mon père, de lui faire honneur en tout, de me comporter selon les coutumes de ce pays… D’être digne du nom que je portais… Et de ne pas me laisser dominer ! Jamais. Je le jurai. Sur ma vie.

Lorsque la lourde porte de chêne bardé de fer de l’église s’ouvrit, je sus que j’étais arrivée.»

Je suis toujours impressionnée par ces romans historiques ultra documentés. Car on s’y croirait ! L’écriture très détaillée, très minutieuse, nous renvoie sans soucis les odeurs, les coutumes, les émotions de nos personnages et notamment de cette jeune Brunissende qui va se heurter à des traditions bien moins ouvertes, là où la place de la femme est différente de son pays d’origine. Mais dans l’Aquitaine du Moyen Age elle va devoir lutter pour ne pas renier sa double culture. L’écriture est fluide bien qu’un peu fleuve, L’époque est retranscrite avec brio et les personnages sont attachants. Les valeurs toujours d’actualités et le delta Orient – Occident permettent aussi d’avoir une lecture un peu plus actuelle ou géopolitique de ce livre :  la tolérance, le respect d’autrui et des cultures, la transmission, la place des femmes, la place du petit peuple, l’humilité, etc.

Merci à Martine et aux éditions du halage qui m’ont permis de faire cette belle découverte.

Si vous aimez les sagas historiques il faut lire sans hésiter !

#Lecture La Tresse, le petit poche a amener pour vos vacances

Ce petit livre je l’avais repéré depuis plusieurs mois déjà alors en attendant mon TGV pour Valence quand je l’ai vu dans la boutique Relay, j’ai craqué. Et il m’a tenu compagnie jusqu’à Lyon, car ensuite il était fini. Oui je l’ai littéralement dévoré.

Pourquoi j’ai aimé

Trois histoires de femmes aux vies bien différentes mais qui partages des valeurs communes. Vaillantes, combatives, déterminées leur courage, leur volonté farouche,
parviennent à infléchir leur destin, qui semblait tout tracé, à conquérir leur indépendance et à  réaliser leurs rêves ….

Sarah, Julia et Smita, trois femmes, trois destins. Ces femmes ne se connaissent pas, se savent probablement pas ce qui se passent autour de ces cheveux mais pourtant un même combat bien que différent pour la liberté. Des femmes puissantes, bouleversantes.

Une écriture lumineuse qui diffuse des flux d’énergie, de dynamisme. Un moment de lecture intense et communicatif.
L’écriture de ce premier roman est fluide, agréable. Les personnages secondaires donnent aussi le ton. En fermant ce livre je me suis sentie forte, émue, touchée, sereine. Et je me suis dis que cela ferait un joli film.

Résumé

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.

Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.

Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

#lecture #développementpersonnel #entreprise « de Zéro à un » Peter Thiel

Peter Thiel c’est une des personnes les plus influentes de la Silicon Valley, investisseur dans les plus grosses entreprises, Facebook, Linkedin, Paypal. Dans ce livre que l’on m’avait conseillé dans le cadre de ma création d’entreprise, il essaye de répondre à une question majeure : comment créer de la valeur dans ce monde. Et pour y répondre il va s’appuyer sur les grands exemples de la Silicon V. Pour lui la meilleure stratégie est celle de la distinction. Car le message principal porté par cet ouvrage aux startupppers en herbes c’est de se différencier de ce que les autres font en développant un marché de niche qui deviendra indispensable à ses utilisateurs.

Alors ce livre est surtout je pense adressé aux entrepreneurs en lien avec les nouvelles technologies. Mais ce que j’ai trouvé intéressant c’est cette injonction à regarder le monde différemment.

Seules les personnes qui défient le statu quo et pensent en dehors des conventions peuvent voir et changer le futur.

Son idée est qu’en créant quelque chose il faut se poser la question suivante : quelle est la chose à laquelle vous croyez fermement, mais dont personne n’est d’accord avec vous ? Quelle est la société que personne ne construit ? Selon Peter Thiel le succès se construit dans l’opposition. Pour lui également la concurrence est une mauvaise chose qui tue les marchés.

Un livre intéressant pour avoir des exemples et une pensée différente sur la notion de valeur. J’ai apprécié cette valorisation du risque, partant du principe qu’il vaut mieux prendre des risques que de faire quelque chose de banal.

#Lecture J’aime le sexe mais je préfère la pizza

Au détour d’une allée de la médiathèque, en cherchant de quoi occuper mes vacances, je suis tombée sur ce roman de Thomas Raphael. Et je l’ai donc pris.

La jaquette :

« Demain, on reprendrait le bateau, le train, puis Hélène un taxi et l’avion, on quitterait l’odeur de citron. Mais là, seul avec Hélène sur le port de Procida, j’ai eu l’impression que j’étais amoureux. Elle n’avait pas besoin d’un confident, j’ai réalisé, elle avait besoin de quelqu’un qui mangerait ce qu’elle commandait pour lui. Hélène était facile à aimer : il suffisait d’avoir faim. C’était simple et je me sentais important de l’avoir compris. Il y aurait pour Hélène d’autres hommes, qui auraient plus faim que moi, mais ce soir j’étais fier du privilège, dans le cliquetis des bateaux, couteau et fourchette à la main, de terminer avec elle le dernier quart de sa première pizza. »
Après trois comédies à succès, « La vie commence à 20h10 », « Le bonheur commence maintenant » et « Pour un soir seulement », Thomas Raphaël s’attaque avec brio à la comédie autobiographique.
Entre Woody Allen et David Sedaris, il montre ici une nouvelle facette de son talent.

C’est donc sans beaucoup d’attente mais une curiosité et l’envie d’une lecture facile que je me lance.

Le point fort je dirais c’est le récit autobiographique qui restitue avec de l’autodérision les affres de l’adolescence, de la quête de son identité à travers des histoires, des chapitres sans ordre chronologique qui sont comme des tableaux mettant en scène les personnages qui ont contribué à façonner le narrateur. On ne s’ennuie pas, on esquisse même parfois un sourire car par les anecdotes on se souvient de ses propres expériences. Dérision et second degré sont assez convaincants bien que les chapitres sont assez inégaux. C’est léger, émouvant, parfois un poil choquant comme quand Thomas raconte son « aventure » avec ce garçon venu de Normandie pour lui et qui refusera le « non ». Le plus choquant étant que le fait que ce jeune homme profite de l’évanouissement de Thomas pour faire son affaire a l’air de choquer personne … Une petite résonance dans les débats actuels.

Un petit livre à lire même si je préfère la pizza 🙂 (elle était facile !!)

#lecture Libérez votre cerveau d’Idriss Aberkane

J’ai découvert Idriss Aberkane l’orateur sur sa conférence TEDxRennes il y a de cela plusieurs années et j’avoue que j’avais bien aimé l’esprit. Puis Cet homme s’est transformé en showman sur des émissions de TV et j’y ai vu un opportuniste, attiré probablement par l’appât du gain que cela représente que d’animer plusieurs émissions de TV. Et puis le soufflé est retombé, et Idriss se fait relativement plus discret ces temps-ci. Sur conseil de mon ami Martin j’ai donc attaqué son livre « Libérez votre cerveau ».

Tout d’abord je dois dire que je m’attendais à un livre relativement accessible du fait que je l’avais vu en parfait vulgarisateur. Ce n’est pas le sentiment qui ressort de cette lecture. Bien que les neurosciences soient quand même vulgarisées, il faut quand même s’accrocher pour suivre, comprendre. L’apport en information, en références est très dense, et à la manière d’un traité scientifique noie un peu parfois le sujet.

Ensuite je m’attendais à un livre pragmatique, opérationnel, avec des exercices, des astuces, des conseils pour nous libérer. Dans les faits on est plutôt sur un traité qui détruit notre système de pensée et surtout d’éduquer. Partant du principe qu’« Il ne faut pas forcer le cerveau à ressembler à notre école, il faut forcer l’école à ressembler à notre cerveau » il prône une éducation positive, sans notes, où la passion, le ludique et le jeux vidéos sont rois. Si on ne peut pas lui donner tord sur certains aspects, je trouve cependant que son postulat de base est une école ancestrale, caricaturale, en tout cas pas celle des années 2015/2018. J’aime sa façon de militer pour une école du plaisir, pour une école non pas de gavage mais une école de l’expérience. Un peu plus difficile d’entendre qu’on n’a pas besoin de diplômes pour réussir surtout quand on sait que le même homme est bardé de trois thèses en deux ans ainsi que les nombreux titres universitaires.

Mais j’ai trouvé intéressant l’approche qui mêle neurosciences, physiologie, psychologie, sociologie, philosophie. Car ce qu’on comprend bien dans ce livre c’est que pour libérez son cerveau, au delà de nos compétences, et de ses capacités physiologique, c’est surtout notre environnement, notre conditionnement, notre façon d’aborder des choses que l’on a fasse à nous qui fera la différence. Selon Idriss Aberkane pour libérer notre cerveau la première étape de ne nous libérer des carcans que la société nous impose ! Car notre cerveau est un élément riche, intelligent, autonome, complexe, aux capacités infinies. J’aurais aimé cependant que l’on passe un peu plus de temps sur le volet « émotion » de notre cerveau qui est probablement ce qui nous distingue des robots !

Oui je conseille ce livre ! Je ne me précipiterais pas, mais c’est un bon moyen de s’interroger sur notre relation à la société et ses diktats, notamment l’éducation.

 

#Lecture dubitative avec La prophétie des Andes

Parmi les lectures conseillées par mes proches, la Prophétie des andes est revenue régulièrement. J’ai donc entrepris cette lecture et après quelques semaines j’ai pris le droit du lecteur comme dirait Daniel Pennac de ne pas finir ce livre. J’en ai lu les 2/3 et ce fût une vraie violence, un supplice qui me fait dire que je ne suis probablement pas assez spirituelle ni assez intelligente pour ce type d’ouvrage sur les raisons de l’humanité.

Mais en tout cas cette lecture m’a laissé un sentiment bizarre, de malaise, et j’ai plus eu l’impression de lire le guide d’un gourou de secte que d’un romancier.

Ce livre est pourtant un best seller qui a eu son film et ses 35 traductions. L’histoire ? A l’origine un manuscrit et une prophétie. Le héros s’envole alors pour le Pérou pour chercher le mystérieux grimoire et ses chapitres. Une quête initiatique et mystique jusqu’au sommet des Andes qui va lui permettre de découvrir le sens de l’existence.

Un héros non attachant, une crédibilité absente

Alors d’abord je n’ai pas accroché avec la personnalité du héros, un ingénu, à la limite de l’idiot du village avec des réactions pas toujours réalistes comme quand il se fait attaquer par des soldats mais ne bouge pas d’un cils. Ainsi, le héros passe son temps à croiser des gens qui, spontanément, lui enseignent une nouvelle révélation comme si les gens étaient gentils, bienveillants dans un monde de bisounours. Je ne l’ai pas du tout trouvé crédible, ni lui ni les autres d’ailleurs. Déjà rien qu’un manuscrit  rédigé en araméen ( moyen orient) découvert sur un site Maya au Pérou on peut douter …Dans le style on s’approche un peu du Da Vinci Code. Dans la quête également d’ailleurs.

Ensuite sur le fond, et bien euh là je suis perplexe.

Ok on parle des énergies qui circulent, le côté vibrations et créatures célestes c’est pas pour moi. le côté union de son énergie avec celle de l’univers, … je suis sceptique et je n’ai pas du tout adhéré. Trop ésotérique pour moi même si quand on regarde beaucoup d’idées sont des idées volées à d’autres grands penseurs : Carl G. Jung, Sigmund Freud, Palo Alto, ou les Agapé grec.

je crois que ce qui m’a dérangé c’est la vision un peu « gourou » et le besoin de faire d’une idée (qui a le droit d’exister) un « Message », une « pensée unique » qui dicte le mode de vie. Des « lois » spirituelles sont érigées, indiscutables et sortant de nul-part.   J’ai vraiment eu l’impression de lire non pas un ouvrage éveillant à la spiritualité, mais un bouquin servant à recruter pour une secte. Bref je suis peut être passée à côté mais ce roman ne restera pas gravée dans ma mémoire.

#Lectures La semaine de 4h de Tim Ferris, de la difficulté d’être productif et éthique ?

Dans les conseils de mes amis il y a eu ce livre, le best seller sur la gestion du temps : La semaine de 4h de Tim Ferris. Alors non l’idée n’est pas d’arriver à travailler que 4h par semaine (quoique J) mais plutôt de trouver des recettes pour mieux utiliser son temps dans les choses qui ont de la valeur pour vous. Cette ouvrage est LE manuel de la productivité, de l’efficacité même si je doute que les astuces soient applicables à tous les métiers ou les profils. Je pense que Tim Ferris s’adresse principalement aux développeurs, geek, ou aux entrepreneurs startupper / ecommerce, numérique, … Il n’en reste pas moins qu’il y a pleins de bons conseils pour être plus efficaces : restreindre le temps consacré aux emails, la règle du 80/20 – 20% de nos activités rapportent 80% de notre revenu. Le reste n’est que du travail pour le travail (‘Work for work’) (pour se sentir occupé et utile, entre autres!)- , la diète de l’information, apprendre à dire non, à déléguer, gérer ses priorités … Est-ce que je m’invente des choses à faire pour éviter l’important ? Et si vous enleviez toutes vos béquilles et taillez dans le gras.

« Mais au final, le but est d’avoir le contrôle de son temps, la plus rare des ressources, et, lorsque que l’on contrôle ce temps – il y a bien sûr des gens qui vont le gâcher malgré le contrôle qu’ils en ont – mais j’espère qu’il y aura une grande partie de mes lecteurs qui l’utiliseront positivement et auront un impact sur le monde. C’est le message qui vous est destiné : on peut en profiter au fur et à mesure. On n’a pas besoin d’attendre la retraite dans 20 ou 30 ans. »

Au demeurrant chaque chapitre se termine avec des exercice pratiques pour vous permettre de tester, d’avancer. Celui sur les chrono rêves est intéressant et applicables à tous.

« . Je pense que faire les bons choix me permet d’être très efficace. Ceci est à mettre en opposition au concept d’efficience, qui est la faculté de pouvoir bien gérer plusieurs choses simultanément.  »

Personnellement il y a des choses que je fais déjà comme la gestion des emails, d’autres où je vais être plus vigilante comme les actions « béquilles », et le principe du 80/20 que je vais creuser. Il y a des choses dont il ne parle pas qui se sont révélés très utile pour moi comme le pomodoro (phase de travail de 25 minutes) que j’applique aussi par exemple dans ma routine matinale.

J’ai aussi bien aimé la partie sur le télétravail et la méthode pour convaincre son entreprise, son chef en tant que salarié bien que j’ai du mal à croire au 100% télétravail je suis convaincue que c’est l’avenir du salarié.

Cependant comme souvent dans ce type d’ouvrage je trouve que tout ceci a l’air tellement facile, trop facile. Pas de barrières, pas de difficultés, pas de coups durs pour amorcer ce changement de vie ?

Si vous êtes à la recherche de bons principes d’organisation, que vous êtes convaincu que le temps est une ressource beaucoup plus importante que l’argent, ce livre est fait pour vous. Par contre à mon sens Tim Ferris a un sens de l’éthique douteux que ce soit dans l’exploitation d’une assistante à 5€ de l’heure ou dans le non-respect des clients. On est très loin du livre précédent sur la communication interpersonnelle et la bienveillance.  Et encore plus du monde « durable » et de la slow consommation. Quand il explique qu’il voyage léger, achète sur place et jette avant de repartir on peut s’interroger… et encore plus loin des notions de bonheur au travail puisque selon Tim Ferris l’objectif est d’automatiser le plus possible son job pour se libérer du temps pour ses passions.

« Faire ce qui vous enthousiasme voilà le but » mais pour lui cela n’est pas dans le travail. Je ne suis pas complètement d’accord on peut s’enthousiasmer dans son travail ou projet professionnel.

Pas certaine de retenir ce livre dans mes indispensables. Probablement qu’un résumé détaillé comme on trouve sur le web peut suffire. A vous de vous faire votre opinion

 

#Lecture Dale Carnegie, l’inventeur de la communication interpersonnelle #devpersonnel

En février j’ai lancé un défi à mes proches sur Facebook  ou personnes qui me suivent sur  instagram, je leur ai demandé de me conseiller des livres. Et je me suis engagée à lire les 6 premières suggestions. Et la première sur laquelle je me suis penchée est un outil de développement personnel conseillé par mon ami Martin : Comment se faire des amis de Dale Carnegie.

Le titre peut paraître bizarre car non je n’ai pas besoin d’amis, mais derrière ce titre se cache un joli petit manuel des relations humaines.  Le contenu est clair, simple et percutant. Il commence chaque chapitre par une ou plusieurs anecdotes, pour la plupart clairement désuètes et vieillottes (le livre date de 1936) pour ensuite résumer les principes à la fin de chaque partie, ce qui est toujours très agréable si l’on veut faire un résumé du livre. On est clairement sur les principes de la communication interpersonnelle, de l’intelligence émotionnelle, principes qui feront de vous si vous les appliquer une personne plus influente, plus agréable avec autrui et plus efficace dans ses relations avec autrui.

Car autrui est au cœur de cet ouvrage. La façon d’écouter l’autre, de le considérer, de lui parler, …

“Vous pouvez vous faire plus d’amis en deux mois en vous intéressant réellement aux gens, que vous ne pourriez en 2 ans en incitant les autres à s’intéresser à vous ” — Dale Carnegie

Dans ce livre vous apprenez comment  mieux s’y prendre avec les gens, mais aussi comment mieux  les influencer, faire bonne impression, comment les convaincre de penser comme vous sans les contrarier,

Et à sa lecture on ne peut s’empêcher de repenser à des situations personnelles ou professionnelles où on a fait exactement le contraire de ce qu’il aurait fallu et avec le recul d’être conscient qu’on a fait le contraire.

Et après avoir terminé ma lecture j’ai soigneusement noté les 2 ou 3 principes qui m’ont marqué et je ne pratique pas encore, avec un objectif : m’en servir dans des réunions avec des gens qui n’en font qu’à leur tête, dans des relations familiales et personnelles, dans des RDV autour de mon projet professionnel, … Bon comme à chaque fois je m’interroge sur la limite à ne pas franchir pour ne pas tomber dans la manipulation ou le mensonge. Mais À équidistance du manuel de bonne conduite, du traité de manipulation et du guide de l’influenceur, les conseils de Dale Carnegie paraissent parfois  évidents mais pas toujours simples à mettre en œuvre au quotidien

J’ai aimé

  • Les conseils claires
  • Les anecdotes précises et réalistes bien que vieillies
  • Une écriture simple et efficace
  • L’encadre récapitulatif en fin de chapitre
  • Une structure claire

J’ai moins aimé

  • Parfois le stéréotype du bon « humain »
  • Tout semble si facile
  • Pas d’exercices précis pour pratiquer

Ce livre est pour toi si

  • Tu veux comprendre le fonctionnement des relations humaines
  • Tu as envie d’une petite piqûre de rappel sur les bases de la relation interpersonnel
  • Tu veux faire évoluer tes relations à l’autre

#Lecture La meilleure d’entre nous – entre concours de pâtisserie #chicklitt et fresque sociale

Début d’année, je cherchais un livre un peu léger pour accompagner mes fins de journées. Et j’ai jeté mon dévolu sur La meilleure d’entre nous de Sarah Vaughan. Le pitch est assez facile : un concours de pâtisserie en fil conducteur et une panoplie de concurrentes avec chacune. Jenny, la cinquantaine tout en rondeurs, délaissée par son mari ; Vicki, qui aspire à plus qu’à élever son petit Alfie ; Claire, la jeune caissière mère célibataire qui ne rêve même plus d’une autre vie ; Karen, dont l’apparente perfection dissimule bien des secrets ; sans oublier Mike, veuf en pleine thérapie culinaire…

A priori un bon poche léger en plein « chicklitt ». Je dois dire que j’ai eu du mal à me prendre au jeu et rapidement on oubli la compétition pour s’attacher à ces femmes de la « vraie vie » qui galèrent dans leur vie de mère, qui essaient de s’épanouir dans leur vie d’épouse, qui ont du mal avec leur reflet dans le miroir. Et tout cela lié avec la cuisine car il existe plusieurs raisons de cuisiner :

« Il existe de nombreuses raisons de cuisiner : pour nourrir, pour inventer, pour impressionner, pour atteindre une forme de perfection… Mais aussi pour répondre à une simple faim : celle d’aimer et d’être aimé », écrivait Kathleen Eaden dans L’Art de la pâtisserie en 1966 (un des personnages du roman).

Mais au final on finit presque par oublier la pâtisserie. des amitiés se nouent, des amours se font ou se défont, et cette histoire simple se transforme en mille feuille sociologique intéressant. Ce qui est assez drôle c’est à plusieurs reprises j’ai eu l’impression de voir Bree, Lynette, Gabriel ou Susan de Desperate Housewives.

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[Aparté] Je vous conseille sur ce sujet d’ailleurs une jolie chronique entendue sur France Inter de Romain Nigita sur le rôle de la pâtisserie dans les séries TV. Ça dure 3 minutes et c’est assez intéressant.

L’écriture est facile, sans prétention,  et chaque personnage s’intercale d’un chapitre à l’autre. Les descriptifs des gâteaux sont assez évocatrice. Mais on a presque l’impression d’être dans une pièce de théâtre. Une pause bienvenue avant des lectures qui s’annoncent plus exigeantes.

Est ce que je vous le recommande, je dirais oui pour les vacances, à amener sur une plage ou dans un avion.