Le temps, le tien, le mien, celui qu’on veut notre

Le temps, du moins le rapport au temps, voilà ce qui m’aura donné du fil à retordre sur cette année 2017 pour le le réapproprier. Prendre le temps, savourer, ne pas confondre temps et vitesse, … Car je ne supportais plus de courir tout le temps, de me sentir littéralement emprisonnée et si j’ai encore un peu ce sentiment de temps en temps je me soigne 🙂

Apprendre à s’ancrer dans le présent

J’ai appris à me concentrer, à faire cet effort de me retirer du monde pour me concentrer sur une tâche (de la couture, du dessin, de la pâtisserie, un temps avec les enfants, …) et pour ça un gros travail personnel sur la place du TELEPHONE dans ma vie. Je m’explique. L’un des questionnements était sur la qualité du temps passé avec les enfants. Est ce qu’une partie de carte en ayant un œil en permanence sur pinterest ou facebook est un temps partagé ? Plus maintenant. Quand je passe un moment avec eux je suis en pleine conscience avec eux. Et quand je suis au dessin ou au sport je le suis aussi en pleine conscience. Symptomatique : j’ai arrêté de porter ma montre et elle ne me manque pas et je ne suis jamais en retard.

 

La patience pour se rapprocher de soi même

J’ai compris que si j’étais tout le temps pressée, voire impatiente, c’était par peur de me rapprocher de moi même, de passer rapidement à autre chose pour ne pas approfondir, assumer, … Le travail sur moi même effectué de différentes façon sur ces dernières années m’aura permis de gagner en patience car je me suis rapprochée de moi même et j’arrive à être en harmonie (ou presque).

La reprise du contrôle par l’agenda papier

Et oui, dans mon entourage professionnelle très innovant et numérique on me prend pour une extraterrestre, mais je suis revenue à l’agenda PAPIER. Et j’ai ainsi repris le contrôle de mon emploi du temps. Je n’explique pas pourquoi, probablement qu’un expert en psychologie le ferais mieux que moi, mais je visualise mieux, je matérialise le temps imparti et plutôt que d’enchaîner les réponses et sollicitations sur outlook sans me rendre contre que je remplis plus que nécessaire une journée, l’agenda papier me permet de matérialiser, de dire STOP ou NON car ce jour là il y a déjà pas mal de chose. Et de ménager des plages horaires de prise de recul, de réflexions, … Moi qui adore les carnets… ce sera un objectif 2018 que de trouver le bon outil entre le BUJO, le carnet créatif et l’agenda.

Mes voleurs de temps à moi, là où je dois encore progresser

Car tout n’est pas idéal et j’ai encore un certain nombre de voleurs de temps. Chacun les siens. Voici ceux que j’ai identifié pour moi et sur lesquels je travaille.

  • Internet : comment l’heure de « surf » se transforme en une soirée ? Il est si facile d’aller d’un site à l’autre. Pour cela il existe des applications pour chronométrer, limiter, …
  • Les emails : qui n’a pas l’angoisse du compteur qui monte, de la notification d’un nouveau message qui vous interrompt ? L’email est le voleur de temps par excellence. De mon côté j’ai opté pour une consultation « périodique » sur des plages horaires établies. Et entre les plages horaires point de consultation. Si c’est urgent, on m’appelle.
  • Insta, twitter, linkedin, facebook, pinterest, …. j’y passe du temps… et j’ai pas encore trouvé la solution pour désintoxiquer. Peut être une appli limitative ? Car si je prends pinterest du coup on passe d’une idée créative à l’autre, on rêvasse (ça a du bon aussi) mais au final le passage à l’action arrive que rarement…
  • La TV : le mieux : ne pas l’allumer…
  • L’indécision : je perds un temps fou à décider, à questionner le bien fondé de mon choix, à avoir confiance dans mon choix. Je le sais, reste à progresser.
  • Le smartphone : doit on vraiment en parler ? Un règle auquel je me tiens est pas de téléphone pendant que je suis avec les enfants. Et maintenant je l’oublie inconsciemment dans mon sac quand on passe le pas de la porte à 19h et jusqu’à ce qu’on ait fini de dîner avec mon mari il est quasiment absent. Mais il y a encore un peu de détox à faire (cf réseaux sociaux)
  • Savoir dire non, savoir dire non aux personnes « toxiques », savoir dire non à un rdv qui se rajoute, … savoir dire non à une demande de faire le travail d’un autre, …
  • Vivre avec son temps : il existe des outils pour gagner du temps : le drive pour les courses, le paiement électronique, le click and collect, …
  • La fin du multitâche : j’ai appris à me concentrer mais à terminer une tâche avant d’en commencer une autre. Cela ne m’empêche pas de jongler entre les sujets ou les dossiers, mais une tâche à la fois pour être plus efficace.

 

Il y a encore beaucoup de travail mais je me sens mieux dans mon temps et ça c’est indispensable.

 

 

 

 

Photo by Kevin on Unsplash

 

 

 

 

 

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1 commentaire

  1. Prendre le temps… le temps de comprendre, d’analyser… une étape indispensable ! je courais beaucoup moins aussi. Et puis, j’ai décidé que s’en était trop. Alors j’ai ralenti, volontairement. Oh, ma vie est encore bien souvent trépidante ! mais j’ai appris peu à peu à dire non, à être à ce que je fais, à faire une chose à la fois, à prendre le temps qu’il faut (mais pas plus) pour chacune… et aussi à ne pas me fustiger si certaines sont remises au lendemain… Parfois il me faut encore me contrôler, pour donner le bon ordre de priorité… c’est tout un chemin !

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