#Confidences Pourquoi je quitte mon job dans une startup après 7 mois au pays de la #startupnation

28 juillet, 10h47, après avoir offert un petit déjeuner à l’ensemble des collaborateurs, je commence ma dernier journée au sein de cette start-up rennaise que j’ai intégré en janvier 2017. Après avoir accepté l’échec de ne pas avoir réussi cette prise de poste, j’accepte désormais que ce mode d’entreprise ne me convient juste pas et qu’il est temps de préparer la suite.

Tout d’abord peut être que je peux vous expliquer pourquoi j’ai accepté le poste. Sur le papier c’était le poste qu’il me fallait :

  • Le dynamisme d’une start-up en pleine croissance
  • Des valeurs autour de l’humain, de la culture client et de la bienveillance
  • Un poste avec des responsabilité, tout à construire, tout à faire
  • L’imaginaire de l’ambiance start-up, l’effervescence médiatique et politique autour de la #startupnation aidant

Sur le papier il y avait tout pour plaisir. Mais alors pourquoi ?? Pourquoi 7 mois après, d’un commun accord, on arrête l’aventure ?

Côté ambiance pas de soucis. Bonne ambiance, personnes bienveillantes, toutes convaincues par la vision d’un homme. Les plus motivés feront des soirées ensemble, et le « team fit » est excellent. Sur le papier et dans le discours de la semaine d’intégration, la reine des priorités est l’humain que ce soit le client ou le collaborateur.

De belles choses à faire mais aucune autonomie, bloquée par la vision d’un seul homme, d’un management confondant agilité avec empressement. L’urgence devient la règle sous couvert d »agilité », les briefs changent en permanence, difficile pour moi de maintenir un cap quand la direction change sans arrêt. Le leurre de la république et de la démocratie. Malgré une forte envie de prendre le lead je n’ai pas réussi à trouver ma place générant une frustration mutuelle. Je ne me suis pas retrouvée dans cette courses permanente à qui sera la plus cool, la plus impliquée dans la vie interne de l’entreprise, générant une claire discrimination des gens plus réservés mais néanmoins compétents. Cette culpabilisation des salariés moins investis dans les activités internes m’est devenue insupportable.

C’est une forme d’organisation particulière : un leader charismatique, incarné, avec un culte du moi imposant, des anglicismes, des superlatifs un langage start-up, cette « cool » attitude ne m’a pas convaincue.

Car la start-up dans laquelle j’étais est déjà dans un stade avancé, ce n’est pas 3 personnes dans un garage 🙂 donc déjà beaucoup de structure même si rien n’est jamais vraiment délimité. Car quand des personnes biberonnés aux grands groupes et entreprises traditionnelles se retrouvent ensemble à diriger une startup et mélange le discours de la Silicon Valley avec l’opérationnel et la hiérarchie traditionnel, et bien disons que pour moi (et pas que étant donné le turnover), ça colle pas.

Les actes sont trop décolérés des mots.

Je me suis alors heurté à une frustration d’être mise sur des missions qui ne relevaient pas de mes savoir faire notamment tout ce qui est créa, me mettant rapidement dans une posture d’échec plutôt que de capitaliser sur mes savoir-faire. Générant ainsi un mécontentement des deux côtés. On s’est donc mis d’accord, face à mon mal vivre, nous ne sommes pas compatible. Certaines parlerons d’un gâchis tant je reste convaincue qu’il y a une belle histoire « communication » à écrire pour cette entreprise, mais ce n’est juste pas moi qui vais l’écrire.

Il est temps de rebondir

Au final je vois cette étape comme une transition. J’ai compris qu’idéaliser ce format d’entreprise ne servait à rien et que quoiqu’en dise les médias entrer dans une startup en hypercroissance n’est pas une fin en soi, en tout cas pour moi. J’en garde un très bon souvenir mais ce n’est pas pour moi.

Séduite par le dynamisme, la vision, je ne veux pas pour autant sacrifier mes soirées et ma famille aux profits des apéros avec les collègues, Je veux garder une distance saine entre mon travail et ma vie privée quitte à rater des choses, je ne veux plus travailler dans le stress des mails urgents auxquels il faut répondre à 22h ou des réunions sans fin où sous couvert de management transversal on ne sait pas qui fait quoi, qui décide, … Je prends mes distances avec ces entreprises « paillettes ».

Ces 7 mois m’auront permis de poursuivre le travail sur moi, sur mes envies / besoins professionnels, sur mon fonctionnement, sur la suite de ma carrière que je veux différente en terme de management, d’objectif. Pourquoi pas sur le fait de changer de vie professionnelle pour répondre à mon besoin d’autonomie, de stratégie, et passer de l’autre côté. Mais cela on s’en reparlera après les vacances.

Rester connectée à l’écosystème que j’aime, rester connectée à mes envies, identifier LA bonne entreprise, faire évoluer mes choix en fonction de mes besoins personnels et professionnels qui ont évolué avec le temps, voici les défis qui m’attendent à la rentrée.

Conclusion, la start-up, en tout cas celle-ci,  je ne suis juste pas faite pour ça.

 

 

 

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