#confidences Faut-il culpabiliser de vouloir faire une « pause » dans notre rôle de parents ?

Une question inspirée d’un constat que j’ai fait au bureau. Toutes mes collègues qui sont mamans s’étaient « débarrassées » de leurs marmailles au moins quelques jours pendant les vacances, moi la première en envoyant le grand chez Papy et Mamie découvrir les joies du ski. Et toutes sans exceptions avaient une seule envie : célébrer cette « libération », cette liberté retrouvée. Sport à gogo, cinéma, escapade, restaurant, il y en avait pour tous les goûts. De notre côté on part en vacances (voyage de noces) et après de longues hésitations (de mon côté seulement) on a fait le choix de partir sans enfants, et sans culpabilité aucune.

Mom2moM

On adore nos enfants, on ne vit que pour eux (ou prespque) mais dès qu’ils arrivent dans notre vie je pense qu’on a tous le même rêve : partir sans eux, renouer avec un quotidien sans contrainte, la vie d’avant quoi. Grasse matinée, déjeuner à 15heures, lectures sur un transat, … Une envie presque honteuse pour certains. Une envie je pense plus présente aujourd’hui qu’à l’époque de nos parents. Peut-être parce que l’enfant prend beaucoup de place. Et que souffler quelques jours est un moyen de ne pas aller dans le mur. Une envie, un besoin que mon amoureux m’a permis d’assumer sans tabou ni scrupules.

Et pour cela, un messie : les grands parents. Car soyons honnête les amis ne se précipitent pas, ils ont déjà les leurs pour certains et pour les autres et bien disons que cela ne leur viendrait pas à l’esprit. Du coup avec les grands-parents c’est royal, il suffit de trouver le créneau qui convient à tout le monde.

Et ce que je me sens coupable ? Au début oui. Mais plus aujourd’hui ! On a instauré l’an dernier la soirée sans enfant, 1/mois la baby-sitter est de rigueur. L’été on les envoie facilement plusieurs semaines prendre le soleil dans le sud, ils y sont bien mieux qu’à enchaîner les journées à rallonge au centre de loisirs avec le même rythme que l’école. Et quand on me dit « ça n’a pas été trop long 20 jours ?  » et bien non., ou peut-être les 2-3 derniers jours, mais en plus avec les moyens modernes de skype et les SMS enrichis de photos on a des nouvelles tous les jours. Alors Papy et Mamie parlent de CHIC-OUF « Chic ils arrivent, ouf ils s’en vont ». Certains te font culpabiliser, targuant que la présence est importante, mais si cette respiration permet d’avoir du temps plus qualitatif ?

Je suis convaincue aussi que pour leur propre bien, nos enfants ont besoin de découvrir d’autres univers affectifs, et je n’ai pas l’impression de leur faire un sale coup. Et d’autant plus que de notre côté nous l’avons fait assez rapidement. Notre première escapade sans enfant, Noah avait 6 mois. Donc cela fait partie de leur vie, de notre fonctionnement familial. Car je ne pense pas que ces « absences » nuisent à l’attachement. Elles nous permettent aussi de nous ressourcer individuellement, ou à 2. Et quand on rentre, ils se rendent bien compte qu’on est mieux, qu’on prend plaisir à faire une 100ème partie de Uno même un samedi matin très tôt  , que papa est plus agréable et qu’il discute plus.

Alors non je ne culpabilise plus de laisser mes enfants, mais je n’attends pas les vacances, je veille à ce que ces temps de ressourcements soient réguliers pour ne pas arriver au point de non-retour.

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