De la difficulté de trouver le bon engagement bénévole

L’un des constats de mon travail sur mon a été que j’avais besoin/envie  de trouver un engagement associatif pour contribuer à la société, amener des valeurs, partager mes compétences, rencontrer des gens, partager des idées, … Depuis 2014 je teste donc plusieurs engagements et je voulais vous parler de ces tests et de la difficulté de trouver le bon équilibre entre ce que j’ai envie de faire, le temps consacré, ce que cela m’apporte, …

Expérience 1 : Passerelles et Compétences ou le bénévolat de compétences

J’ai commencé mon expérience de bénévole avec l’Association Passerelles et Compétences. Partant du constat que d’un côté il y a des associations solidaires et de l’autres des individus avec des compétences professionnelles (RH, compta, juridique, communication, …), l’association s’active à mettre en relation les individus avec des associations en local. Je trouve le principe très intéressant et le principe sur un besoin ponctuelle de s’impliquer dans une association qui fait de l’insertion, du social, de l’humanitaire, … en apportant une vision extérieure était stimulante. En 2015 j’ai accompagné 2 associations, dont une avec un beau projet autour de la mise en place de soins bien être / massage, … pour les SDF. Accompagnement en communication, marketing, conception d’événement. Cependant depuis le début de l’année c’est un peu au point mort. Pourquoi ? Les associations que j’ai accompagné ont eu du mal à revoir leurs pratiques et leurs idées reçues et à déployer ou utiliser ce que j’apportais. Et puis surtout je n’ai pas trouvé de missions sur Rennes. Les 2 précédentes étaient à Nantes ce qui complique un peu les choses. Je reste donc en veille. Mais plusieurs constats tout de même :

  • En tant que personne extérieure il faut vraiment adhérer à la cause défendue pour que la mission soit réussie.
  • Tout dépend de la volonté / envie de l’association accueillante de faire évoluer ses lignes.
  • Au final le mécénat de compétences revient à faire son boulot en dehors de son cadre professionnel et clairement parfois on a envie d’autre chose.

 

ted2Expérience 2 : TEDxRennes, ou comment mettre le bénévolat au service d’une immense machine marketing

Il y a quelques semaines je vous expliquais pourquoi sur l’année 2015 – 2016 j’avais été TEDxienne Rennes. J’y allais pourquoi ? Car je pense que c’est important en commençant un bénévolat de se poser la question de ses attentes. Je voulais rencontrer des gens, tisser des relations, et vivre de l’intérieur le partage des idées si chères à TED. Un événement de 1 000 personnes à préparer ça donne beaucoup de réunions, de belles rencontres. Je dois dire que sur l’année je me suis vraiment posée la question de ce que cela m’apportait. Puis sont arrivés les 2 jours de montage et d’événement. Et là j’ai trouvé, enfin, ce que j’étais venu chercher à savoir l’humain, les idées, le convivial, et surtout des idées, de belles histoires, … Cependant avec le recul je m’interroge sur mon futur engagement. Car vue de ma fenêtre j’ai surtout eu l’impression d’entrer dans une usine à gaz (indispensable pour organiser un événement ? Pas sûr…), une usine à cash (une cotisation élevée – même si elle intègre un Tshirt et la place et surtout une sollicitation permanente pour nous engager à consommer les goodies, une accessibilité à l’événement pour tous que je questionne avec un ticket d’entrée à 45Euros on vise tout de même une certaine tranche de la société), et au final sur toute l’année j’ai eu plus l’impression d’une machine à compresseur marketing que véritablement un partage d’idées nouvelles, de nouvelles façons de travailler. Car certes il y a un événement un organiser, voire plusieurs sur l’année, mais il existe aujourd’hui autres façon de travailler. Les intervenants prônent l’agilité, le lean, l’entreprise libérée, … et finalement moi j’ai l’impression d’avoir vécu tout l’inverse. Une chose par contre qui fait que je resterais probablement ce sont les belles rencontres humaines et les 2 jours de l’événement.

Expérience 3 : Ludothèque et Abri-livres ou l’association « municipale »

Etant à la recherche de choses plus « simples », de convivialité, de citoyenneté et de légèreté je me suis rapprochée de l’association de ma commune autour de 2 projets qui m’intéressent : la ludothèque et le projet qui sera lancé en septembre d’Abri-livres (bibliothèque de rue). Le bénévolat est assez pratiquo-pratique : permanences régulières à la ludothèque, organisation de 2 journées « jeux » par an, soirées jeux, … pour la ludothèque. Sur Abri Livres c’est en construction et pour l’instant je vois cela de loin car je suis rentrée récemment et le gros des besoins est géré par une 10aine de retraités. Mais j’aime l’idée de désacraliser la bibliothèque, la lecture, de mettre des livres à disposition en extérieur sur un lieu de passage. Chacun peut prendre, déposer, ramener des livres sans être sous le regard des autres parfois ressenti en bibliothèque par exemple. Pas d’inscription, pas de prix, pas d’obligation. Les livres en place sont les livres dits « désherbés » des rayonnages des bibliothèques municipales. Ceux qui ont été retirés des collections. La municipalité en a fait don à l’association qui a apposé un tampon pour rendre le livre invendable. Les livres sont disposés dans les rayonnages, afin que chacun puisse en emprunter et en remettre. La bibliothèque de rue n’est pas conçue comme un substitutif aux structures municipales, mais comme un complément. Les citoyens peuvent également faire dons de leurs livres. Et les rayonnages sont entretenus, renouvelés par les bénévoles. Convaincue des valeurs portées par ce projet, j’espère que je trouverais ma place au sein du collectif, que je pourrais aussi les aider dans la partie communication pour faire savoir, faire connaître, faire adhérer à ce beau projet. Affaire à suivre ! Je vous en reparlerais probablement.

Il y a bien d’autres envies notamment autour de tout ce qui est insertion / réinsertion, … Mais je me réserve cela pour plus tard !

Conclusions de ces premières expériences d’engagement associatif ?

Je trouve globalement difficile de faire sa place dans un collectif existant pas toujours aussi ouvert dans la réalité que ce qu’ils disent. Et puis qui dit bénévolat dit temps, donc je dirais que l’enjeu est de ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre. Choisir 1 ou 2 causes est à mon sens largement suffisant. Comment choisir ? Difficile ? Il faut je pense trouver le juste équilibre entre apporter / servir à l’association par le biais de ses compétences, croire aux valeurs défendues, aux actions menées. Association professionnelle ou plutôt loisirs / enfants / sport / citoyen ? Là aussi c’est un choix. C’est certains que pour mon réseau professionnel l’implication TEDx sur du long terme aura plus d’impact que la ludothèque, mais est-ce vraiment cela que je cherche ? Je pense que tout dépend de ce que l’on veut.

Et vous, vous vous engagez ?

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