J’ai travaillé sur moi pour m’ancrer dans le présent

En 2015 j’ai parié sur moi et j’ai investit dans une coach en développement personnel car je sentais en moi un point de rupture. J’avais besoin de prendre du recul et de comprendre mes « maux ». Le plus dur n’étant pas à mon sens de comprendre, mais d’opérer les changements dans le réel, au quotidien, pour que ce point de rupture s’éloigne. Et l’un des plus grand point d’avancé sur lequel j’ai beaucoup travaillé c’est l’ancrage dans le réel. Je vous explique

Car soyons clair, à un moment donné j’ai juste interrogé ma façon de faire mes choix et de mener ma vie continuellement « sous l’eau ». Et ma coach je lui disais que mon souhait était d’être plus « alignée » entre mon réel, mes souhaits, mes ambitions, … on est donc arrivée comme cela à l’ancrage ou « être dans l’acceptation du moment présent ». Je ne sais pas vous mais moi mon esprit est en constante ébullition. Et à un moment j’ai eu besoin de dire « Chut ! On arrête tout! ». C’est un travail exigeant au quotidien que de vivre dans le présent.

Vivre au présent ce n’est pas ne pas prévoir

J’insiste car bien ancrée dans son présent on peut travailler sur son avenir, faire avancer un projet. Mais pour reprendre le « gourou » du moment Eckhart Tolle on est plus dans la mise en place d’actions pratiques pour faire avancer ce dernier (temps – horloge) que dans le « temps psychologique » où la réalité est entièrement tendu et empêche d’apprécier le quotidien.  « Que puis-je faire aujourd’hui pour alimenter mon projet ? », tout en évitant de se perdre dans des anticipations inutiles et génératrices d’anxiété.

« Dans votre vie quotidienne, vous pouvez vous y exercer durant n’importe quelle activité routinière, qui n’est normalement qu’un moyen d’arriver à une fin, en lui accordant votre totale attention afin qu’elle devienne une fin en soi. »

Et là vous vous dites, ca y est elle a craqué. Mais non allez je vous donne 2 exemples

Exemple 1 : L’ancrage dans la vie professionnelle

Source de stress et de « maux », je me suis (et je me questionne encore beaucoup) sur la suite de ma vie professionnelle. Une des choses que je trouve dure à vivre c’est la sur-sollicitation mail qui empêche de se concentrer et de « vivre » ses projets. Après être interromptu on ne se remet pas en total concentration tout de suite. Comment faire alors lorsqu’on est constamment rappelée à l’ordre par des centaines de mails ou des notifications incessantes sur son portable ? On désactive 🙂

Avant : sur une opération événementielle que j’organise j’étais constamment collée à mon smartphone à traiter des dossiers autres que l’événement sur lequel j’étais, à répondre aux questions par mail, à courir après le temps. Résultat : je passais complètement à côté de mon événement, des gens que l’on accueillait, … j’étais « Julie qui court partout ».

Aujourd’hui : La veille je commence par mettre un message d’absence « aujourd’hui sur une opération extérieure et peu disponible je reviendrais vers vous le … ». Et à part pour les réseaux sociaux ou les questions logistiques, mon téléphone reste loin de moi, le plus loin possible. Et vous savez quoi ? Je « profite » de mes événements, qu’ils soient les miens ou ceux des autres que je visite. Je capitalise sur mes rencontres. Et surtout le plus important : j’ai retrouvé du plaisir dans mon job. Car en faire trop est contre-productif. Equilibre pour se sentir bien au bon endroit au bon moment.

Exemple 2 : l’ancrage dans ma vie personnelle et privée

On retrouve là notre ami le smartphone ou d’ailleurs tout autre. Le déclic a été quand je me suis rendue compte que sur l’heure que je passe avec mes enfants le soir en gros de 18h45 à 19h45 heure du coucher je passe mon temps à leur dire « arrête, dépêche toi, plus vite, pas maintenant, … ». Et là je dis STOP ! Faire un jeu oui, mais avec mon smartphone pour guetter les mails. Faire une partie de foot oui, mais en étendant le linge ou en tournant la salade… résultat ? La perte total du qualitatif.

Aujourd’hui : le téléphone est loin, plus loin. Et puis si la douche est pas prise parce qu’on a joué et bien tant pis. Et puis si on se couche un peu plus tard ? Quand je joue à un jeu j’essaye d’être pleinement à eux. Résultat ? Je me sens mieux dans mon rôle de mère. Je ne sais pas si eux ont vu la différence mais moi je le sens un peu. C’est, je dois le dire, moins facile que sur l’exemple 1.

Quelques actions que j’ai mises en oeuvre ?

  • Me reconnecter avec mon corps. Depuis 2 ans maintenant. Et j’y prends goût et j’en veux plus !
  • Me reconnecter avec ma créativité. Dessin modèle vivant, couture, … un exemple ? Souvent le dimanche à la maison c’est atelier peinture. Avant je passais ce temps à « surveiller » « veiller » à la propreté de la table, … Aujourd’hui ? Je m’installe avec eux moi aussi et je dessine, je partage ce moment avec eux, mais aussi avec moi même et ma créativité.
  • Me déconnecter. Et oui… J’ai recommencé à lire plutôt que de rester jusqu’à pas d’heure sur mon IPAD. Et je lâche mon téléphone 🙂
  • M’aménager des plages de travail spécifiques. Une tâche à la fois. (ce qui n’empêche pas de travailler en multi-tâches). Des créneaux dédiés aux mails. Compartimenter. Les « urgences » sont relatives. Et on a le droit de ne pas être disponible. La productivité est accentuée et bizarrement on est rapidement « moins débordée » plus « efficace ».
  • M’interroger sur mes priorités et les remettre en perspective sur les « il faut » « tu pense pas que ». Cela va avec « apprendre à dire non ».

 

you can avec anything you just can’t have everything

  • Me concentrer sur mes envies et celles des miens « petit cercle » plutôt que de me focaliser sur les attentes externes, le « qu’en dira-t-on ».
  • Consommer autrement. Le défi #garderobe, l’étallement des dépenses sur d’autres postes moins « capitaliste », plus dans le partage, dans l’humain, dans « vivre le moment » plutôt que dans l’objet.
  • Etre plus bienveillant avec moi-même

 

Conclusion ? Même si il y a encore du travail, un travail intérieur exigeant, je me sens moins arrassée par mon quotidien, moins stressées, moins à fleur de peau, plus « alignée » et j’ai retrouvé l’envie.

Et vous vous en pensez quoi de tout ça ?

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